Repenser la mobilité

Dans la commune la plus étendue de France, la mobilité est un enjeu majeur. C’est un enjeu à la fois pour le lien entre nos territoires et leur développement, pour le lien social mais aussi pour le développement économique et l’emploi.
Nous devons préparer la ville aux enjeux du futur, et même si cela bouscule encore nos habitudes, la place de la voiture en ville va impérativement devoir diminuer dans les 20 prochaines années, il faut avoir le courage de le dire.
Le rôle des décideurs publics est d’accompagner cette mutation vers des modes de déplacement plus écologiques, plus propre et nous devrons, dès 2020 inventer pour notre ville un plan de déplacement cohérent.
Mais cette question ne peut se dissocier ici, à Arles,  de la réalisation du contournement autoroutier qui est devenu indispensable pour notre ville. Mais si sa construction n’est pas de la compétence directe du Maire, mais de celle de l’Etat, pour autant, doit-on attendre sa réalisation, sans rien faire ? C’est ce que nous vivons aujourd’hui et nous subissons les conséquences de cette inertie au quotidien ! 
Tant en terme de sécurité que de santé publique.

C’est pourquoi, je propose : 

1/ Un plan de stationnement et de circulation
Si nous voulons diminuer le nombre de voitures en ville, nous devrons proposer aux entrées de la ville, des parkings sécurisés desservis par des navettes régulières pour les Arlésiens, les visiteurs ou ceux qui viennent travailler à Arles.
Avec une requalification des boulevards des Lices ou encore le boulevard Stanlingrad (en tenant compte de nos capacités financières et de nos priorités) nous ferons gagner en attractivité le centre-ville et sa périphérie immédiate tout en sécurisant un axe structurant.
Ces changements n’excluent cependant pas des mesures plus simples comme la création de parkings réservés au covoiturage.
Le plan de stationnement actuel doit être revu. Il a été instauré dans la précipitation pour des raisons budgétaires alors qu’il aurait du être au coeur d’une politique de mobilité plus fluide répondant aux exigences de la vie moderne. Si l’anarchie qui l’a précédé n’était pas tenable, les tarifs actuels sont devenus prohibitifs pour les arlésiens, et les éloigne du centre de leur ville, mettant en péril le petit commerce. Les tarifs et leurs conditions doivent être repensés pour les arlésiens mais aussi pour les professionnels de santé ou les artisans qui doivent intervenir en centre ville.
Et la question de la gratuité de la pause méridienne ou du samedi sera bien entendu posée. 

2/ Réorganiser l’offre de transport
En lien étroit avec notre communauté d’agglomération désormais compétente, je veux réorganiser l’offre de transports en commun en particulier dans les villages et les hameaux qui se sentent isolés de la ville centre ou même choisissent de se tourner vers les villes voisines. Ils sont Arlésiens au même titre qu’un habitant du centre ville et reconnecter physiquement les villages au centre est un préalable indispensable.
Dans une autre mesure, cette problématique concerne aussi certains quartiers éloignés du centre comme Barriol – Plan du Bourg, Pont de Crau, Trinquetaille ou encore le Trébon où l’organisation des transports est primordiale.Elle est essentielle pour créer du lien entre nous, mais aussi pour l’accès à l’emploi ou pour attirer de nouvelles entreprises.

3/ Répondre aux enjeux environnementaux
Nous devons permettre le développement des transports en commun dits propres mais aussi les modes de circulation doux comme le vélo.
Nous présenterons aux Arlésiens prochainement un plan vélo complet qui prévoit l’utilisation des voies ferrées désaffectées, des berges des canaux, le vigueirat et le canal d’Arles à bouc en particulier, pour relier le nord de la ville au sud, et à l’intérieur de ce périmètre défini, des voies sécurisées en ville ainsi que des parkings sécurisés, des points de réparation et autres bornes de recharge.
Ce plan étudiera aussi la possibilité de construire un pont pour les déplacements doux qui relierait la gare à Trinquetaille.  Nous devons établir un sens circulaire et sortir de ce système pendulaire qui asphyxie le centre ville. 
La gare doit devenir un véritable nœud central de la mobilité de la ville, un lieu intermodal, intégrant le train,  les bus, les modes doux  mais aussi par sa proximité avec le Rhône, les déplacements fluviaux étant amenés, j’en suis persuadé, à se développe dans l’avenir.
C’est un plan ambitieux mais nécessaire pour faire respirer la ville. 
Je veux repenser la mobilité des arlésiens, où qu’ils habitent, et imaginer les déplacements du futur pour enfin faire entrer Arles dans la modernité.